lundi 1 octobre 2012

Bundi #2


 Comme je prends du retard ! Il faut vite que je me rattrape pour être à peu près à jour ! Me voilà à Udaipur, mais j’en étais restée au récit de Bundi. Quelle ravissante ville ! De nombreuses maisons sont peintes en bleu, avec des toits terrasse qui les font ressembler à des maisons du désert, toutes imbriquées les unes sur les autres. Bundi est dans une vallée surplombée par un palais majestueux et un fort impressionnant qui ceint les collines environnantes de murs de briques rouges. Dès mon arrivée, j’ai donc rencontré lors du petit déjeuner deux italiennes sympathiques et un peu déjantées avec qui j’ai passé les trois jours suivants. Le premier jour, nous sommes allées voir des chutes d’eau, immenses pour moi qui n’en avais jamais vu. Nous nous sommes baignées, entourées de dizaines de paires d’yeux qui semblaient n’avoir jamais vu de femmes, encore moins blanches, encore moins seules, et encore moins en train de s’ébattre dans l’eau. C’était bien agréable de se rafraîchir après une heure en rickshaw sur une route cahoteuse, bosselée et poussiéreuse. Notre chauffeur, un petit jeune de vingt ans qui semblait toujours à moitié stone, nous a emmenées dans la maison de ses parents, sur le chemin du retour. Une « vraie » maison de famille indienne de campagne, j’étais aux anges. Ils nous ont offert du chai, et nous ont fait déguster du maïs grillé avec du citron, du sel et du curry. Quel délice ! Je ne pouvais cependant m’empêcher d’être mal à l’aise : me dire que cette femme si jeune tenant à bout de bras un gros bébé avait été mariée « de force » à ce jeune homme qui semblait tellement jeune pour être responsable de quoi que ce soit, ça m’a retournée le ventre… mais c’est son regard qui m’a surtout bouleversée. Un regard vide, froid, désabusé, mort. Par quoi était-elle passée, quel était son quotidien pour qu’à son âge (elle doit avoir le mien) elle ait perdu toute étincelle de vie, semble tellement vidée ? J’aime être invitée dans les familles, c’est chouette mais en même temps je touche à chaque fois à la réalité de ces traditions si anciennes qui sont toujours si dévastatrices pour l’être humain, me semble-t-il.

Le lendemain, nous avons tenté une nouvelle expérience : se faire faire des pantalons. Quelle énergie et quel temps passé à cela ! Je dois dire qu’aller chez Zara ou H&M ne me semblera plus jamais être une épreuve ! C’était épuisant mais en même temps, j’ai adoré : choisir le tissus, puis aller dans les petites échoppes spécialisées qui vendent des rubans, des boutons, des perles… et enfin, trouver un tailleur qui nous fasse ce qu’on voulait pour le lendemain… tout ça pour 70 roupies par pantalon, soit 1€ ! Nous n’y croyions guère, mais le lendemain, nous avons trouvé les 7 pantalons parfaitement bien faits, plutôt pas mal finis. Un seul nous a laissées sceptiques : il était destiné à un homme de 1m85 mais je tailleur a du voir un peu trop grand…

Je suis restée deux jours de plus à Bundi, mais je vous raconterai ça demain !
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1 commentaire:

  1. toujours un grand plaisir de lire tes récits ! A très bientôt j’espère ;)

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